L'argoforesterie prend racine

à la Font de Mai

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Dans le cadre du Plan Massif, une expérience pilote est lancée sur le territoire pour valoriser les friches agricoles et répondre aux attentes des agriculteurs. Les premières plantations de l’agroforesterie de la Font de Mai sont prévues pour la fin du mois de décembre.

Longtemps bannie, l’agroforesterie, c’est-à-dire l’association d’arbres aux cultures ou à l’élevage au sein d’une même parcelle, apparaît aujourd’hui comme l’avenir de l’agriculture en améliorant à la fois la qualité de la production et le rendement.

Il n’en fallait pas plus pour convaincre le Pays d’Aubagne et de l’Étoile de se lancer dans ce projet en partenariat avec la Scop Agroof, société coopérative et spécialisée dans l’agroforesterie, et l’association Forêt modèle de Provence.

Après une étude des massifs forestiers, une parcelle de 4 000 m² de la Font de Mai a été choisie comme zone expérimentale. « Dans quelques semaines, le service forêt va planter des haies naturelles pour fermer la plaine, explique André Gorlier, responsable du service. Par la suite, ce seront des arbres fruitiers et du maraîchage. Nous sommes en train de définir avec les agriculteurs locaux quels types de cultures peuvent être mixées pour avoir une optimisation du sol. »
Ces parcelles « vitrines » ont pour objectif d’être reproductibles à une échelle économiquement viable. Lentement mais sûrement, les arbres vont ainsi réapparaître dans les plaines et améliorer la qualité des eaux et la conservation du sol. « Les avantages sont multiples : séquestration du carbone, protection de la biodiversité… », précise André Gorlier. Ancestrale et moderne, l’agroforesterie n’en est qu’aux prémices de son développement au sein du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.

Cette agroforesterie doit devenir une vitrine pour la communauté d’agglomération et inciter les communes à reproduire cet exemple.

Patrick Pin, maire de Belcodène, 
vice-président délégué à la Forêt.
 
Publié le : 
08 déc 2015